Aurone
Cousine de l'absinthe et de l'armoise. Moins amère, plus subtile — fruit-bonbon et citron à la fois. Longtemps utilisée en tisane fortifiante dans les campagnes françaises.
Verveine, serpolet, carvi, mélisse, hysope, gentiane, génépi, sureau, amande, pitaya… Une quarantaine d'ingrédients botaniques, sélectionnés chez des cueilleurs, des maraîchers, des coopératives et des filières spécialisées.
Une liqueur, c'est un paysage en bouteille. Certaines de nos recettes tiennent sur trois plantes — L'Herbe des Druides, c'est verveine, serpolet, carvi, point. D'autres sont des trios d'accord : Le Zéleste, c'est un trio de zestes (citron jaune, citron vert, orange) ; Le Menthor, un trio de menthes (poivrée, verte, agastache). Et puis il y a les grands assemblages — L'Alchimie Végétale, 27 plantes, racines, écorces et épices, couronnée Meilleur Digestif du Monde en 2025.
À travers toute la gamme, nous travaillons avec une quarantaine d'ingrédients botaniques — aromatiques, racines, écorces, fleurs, agrumes, épices, fruits. Nous ne cultivons pas nos plantes — à de rares exceptions près, que nous cueillons nous-mêmes. Nous les sélectionnons chez des cueilleurs, des maraîchers, des coopératives et des filières spécialisées, selon ce que chaque plante exige. La plupart sont en agriculture biologique — pas toutes.
Cousine de l'absinthe et de l'armoise. Moins amère, plus subtile — fruit-bonbon et citron à la fois. Longtemps utilisée en tisane fortifiante dans les campagnes françaises.
Un des noms vernaculaires du pissenlit. On travaille surtout ses feuilles, amères et terreuses — une amertume de sous-bois, de terre humide de printemps.
Les jeunes pousses de sapin, cueillies au printemps quand elles sont encore tendres. Elles apportent un boisé résineux, presque balsamique, qui ancre les accords alpins.
Plante reine des Alpes. Nous le travaillons en partenariat avec un cueilleur de Barcelonnette. Amertume noble, caractère minéral, profil très recherché en digestif de montagne.
Plante médiévale des jardins monastiques, légèrement camphrée, un peu amère. Elle apporte de la profondeur et un caractère « alpin » aux assemblages de montagne.
« Baume » en grec — la mélisse calme et désaltère. Notes douces de citron et de miel, apaisantes, très présentes dans les accords printaniers.
Plus rare, plus épicée — la menthe coréenne complète la poivrée avec un léger goût anisé, presque réglissé. L'accord fait toute la richesse du Menthor.
Deux cent cinquante variétés de menthes existent ; nous retenons la poivrée pour sa puissance et son éclat. Dominante de notre triple-menthe.
La plus douce des menthes. Chlorophyllienne, désaltérante, fraîche sans piquer. Elle signe l'équilibre du Menthor.
Cousin sauvage du thym commun, plus fin et plus floral. Il pousse à ras du sol sur les pelouses sèches de moyenne montagne. Présent dans notre trio signature avec la verveine et le carvi.
Hybride rustique du thym commun et du thym à larges feuilles. Fraîcheur citronnée, légèreté — idéal pour allonger un spritz, pour un mojito revisité ou en accord estival.
Originaire d'Amérique du Sud, cultivée en France depuis le XVIIIᵉ siècle. Son parfum frais, citronné, apaisant, en fait la plante reine des digestifs. C'est notre plante la plus utilisée — elle est dans quatre de nos liqueurs.
La fleur bleue des moissons, presque disparue des blés conventionnels, que les producteurs bio remettent à l'honneur. Profil floral discret, légèrement herbacé — une caresse visuelle et aromatique.
La camomille matricaire, à l'arôme rappelant la pomme mûre. Douce, apaisante, elle vient arrondir l'accord floral du Nectar d'Ostara.
Petits ombelles blanches qui fleurissent début juin. Arôme floral, miellé, presque muscaté. Une cueillette courte — quinze jours à peine — qui signe notre liqueur d'Ostara.
Pétales de rose de Provins, dosés avec retenue. Ils subliment la framboise de La Flèche Ardente sans jamais l'écraser — un floral discret qui ouvre la fin de bouche.
La grande racine des hauts pâturages (Cantal, Jura, Alpes). Amertume franche, profonde, presque végétale — c'est elle qui donne à notre apéritif sa colonne vertébrale, en accord avec le quinquina.
Pour la douceur et la rondeur. Utilisée en quantité mesurée, elle enveloppe les amers et arrondit les agrumes. Au cœur de la variation Cuvée Michel — hommage numéroté à l'Alchimie Végétale.
L'écorce emblématique des apéritifs amers classiques (Dubonnet, Lillet…). Nous la marions à la gentiane pour un profil apéritif à boire givré ou en tonic — profondeur amère, finale tonique.
Jus de citron pressé, ajouté en fin de recette. C'est lui qui ramène la tension à La Flèche Ardente — l'acidité qui empêche la douceur florale de basculer dans le sirupeux.
Zestes pour la richesse aromatique, jus pour l'acidité. Utilisé dans notre trio d'agrumes (Zéleste), et dans le Cerf'Gent pour équilibrer l'amer.
Plus acide que le citron jaune, plus floral aussi. Le troisième pilier du trio d'agrumes — c'est lui qui apporte la vivacité finale au Zéleste.
Des écorces plutôt que du jus, pour leur chaleur sucrée et leurs huiles essentielles. Elles arrondissent l'accord agrumes du Zéleste.
Cannelle de Ceylan, plus fine que la cannelle chinoise (Cassia). Elle apporte la chaleur boisée qui structure l'amer apéritif du Cerf'Gent.
Aussi appelé cumin des prés, ou anis des prés. Ses graines, longuement travaillées, offrent une chaleur anisée et légèrement mentholée. Un incontournable des liqueurs de tradition auvergnate.
Les graines plutôt que les feuilles. Elles apportent un profil complexe, à la fois citronné et épicé, qui sert de liant dans les accords amers.
La noix de muscade, râpée fraîche. Sa chaleur balsamique complète la cannelle dans l'assemblage du Cerf'Gent.
Travaillée en praline — amandes caramélisées longuement pour obtenir des notes chaudes de caramel et de fruits secs. Signature de la Pralicoquine, notre apéritif gourmand qui dialogue aussi bien avec un café qu'avec un dessert au chocolat.
Petite baie acidulée et parfumée, travaillée entière. Elle porte tout l'assemblage de La Flèche Ardente — notes fraîches, légèrement florales, une gourmandise juste tenue par l'acidité.
La plante des brasseurs. Cônes femelles, séchés, qui apportent une amertume noble, herbacée, légèrement résineuse. Dans notre Lime des Prés, il joue le rôle que la peau du citron joue dans d'autres recettes.
… et bien d'autres, que nous gardons pour nous. Les secrets d'assemblage font aussi partie du métier.
Nous n'écrivons jamais une recette sans savoir d'où viennent les plantes. Nous les sélectionnons chez des cueilleurs, des maraîchers, des coopératives et des filières spécialisées — selon ce que chaque plante exige, et selon ce qu'elle vaut une fois dans le verre.
La plupart de nos plantes sont issues de l'agriculture biologique — pas toutes, mais c'est ce vers quoi on tend à chaque cuvée. Pour certaines plantes ou ingrédients (génépi, agrumes, réglisse, quinquina, épices), on s'appuie sur des filières spécialisées quand la plante l'exige.
Notre liste s'enrichit chaque saison — édition limitée, cuvée spéciale, collaboration avec un nouveau producteur. La meilleure façon de découvrir ce qui se passe dans nos cuves : goûter.