« L'art de redonner vie aux plantes oubliées » — portrait par Loire Semène Tourisme
L'office de tourisme Loire Semène a repris l'expression 'plantes oubliées' pour titrer son portrait de la Brasserie des Plantes. Retour sur une formule qui nous colle à la peau.
Certains mots vous collent à la peau. Pour nous, c’est l’expression “plantes oubliées”. Elle a été forgée la première fois — autant qu’on sache — dans un article de Réussir – Agriculture Massif Central en 2021. Depuis, elle revient dans presque toutes les couvertures : articles de presse, sites institutionnels, posts de tourisme.
L’un des plus explicites est celui de Loire Semène Tourisme, l’office de tourisme communautaire qui couvre Saint-Didier-en-Velay et sa communauté de communes.
Pourquoi ce mot “oubliées” résonne
Nous avons hésité avant de l’accepter. “Oubliées” sonne nostalgique — comme si on parlait d’un temps révolu. Or notre démarche n’est pas passéiste. Nous ne voulons pas refaire ce que faisaient nos grand-mères ; nous voulons prolonger ce qu’elles faisaient, avec les outils d’aujourd’hui.
Mais l’expression a deux forces que nous avons fini par reconnaître :
1. Elle est vraie
La verveine odorante, le serpolet sauvage, l’aurone, l’hysope : ces plantes existaient partout il y a 80 ans. On les trouvait chez l’herboriste du coin, dans les tisanes du dimanche, dans les liqueurs faites maison. Elles ont réellement disparu du commerce au profit d’arômes industriels plus stables, moins saisonniers, moins capricieux.
2. Elle est mobilisatrice
“Oubliées” invite à la reconquête. C’est un mot qui donne envie de redécouvrir — un mot qui promet un retour, pas une perte.
Ce que dit le post de Loire Semène
L’office de tourisme met en avant trois aspects :
- L’ancrage local — que l’entreprise est née ici et crée de l’emploi ici (trois salariés, mais surtout une dizaine de producteurs partenaires)
- Le tourisme de savoir-faire — que l’atelier est un point d’intérêt touristique inscrit dans les parcours découverte du territoire
- Le message écologique — qu’utiliser des plantes locales dans un produit commercial, c’est maintenir une biodiversité qui autrement se perdrait
Le “tourisme de savoir-faire”
C’est un terme qu’on voit de plus en plus dans les offices. L’idée est simple : plutôt que d’attirer des visiteurs avec des attractions spectaculaires, on les attire avec des savoir-faire authentiques — fromager, distillateur, potier, boulanger, éleveur. Le visiteur ne vient pas voir quelque chose ; il vient rencontrer quelqu’un.
Pour nous, cela se traduit par :
- Visites de l’atelier sur rendez-vous (lundi-vendredi) + en libre accès le samedi matin
- Ateliers de mixologie mensuels (environ 12 personnes, 2h, voir notre page ateliers)
- Dégustations commentées au fil des saisons
- Signalétique touristique depuis la sortie d’autoroute
Le Velay, un territoire qui se révèle
Loire Semène est une petite communauté de communes, discrète, sans site touristique majeur. Mais elle abrite une densité étonnante d’artisans remarquables : charcutiers, fromagers, maraîchers bio, artistes verriers. Nous faisons partie de cet ensemble — et notre prix international de 2025 a eu l’effet secondaire de mettre un coup de projecteur sur tout le territoire.
Aujourd’hui, quand un visiteur vient nous voir, nous prenons le temps de lui indiquer :
- La fromagerie du Mont Pilat à 15 minutes
- Les producteurs de lentilles vertes du Puy AOP un peu plus au sud
- L’abbaye de la Chaise-Dieu pour un détour culturel
- Les sentiers du Haut-Allier pour une marche en nature
Un visiteur content repart avec deux bouteilles et un itinéraire.
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Cofondateur de La Brasserie des Plantes. Ancien restaurateur à Saint-Étienne, il conçoit les accords cocktails et le discours produit.