Terroir · · 6 min de lecture

Comment nous sourçons nos plantes — cueilleurs, maraîchers et filières

Cueilleurs, maraîchers, coopératives, filières spécialisées : d'où viennent les plantes de nos liqueurs, comment nous les choisissons, et pourquoi la plupart sont en agriculture biologique.

Comment nous sourçons nos plantes — cueilleurs, maraîchers et filières

Nous ne cultivons pas nos plantes — à de rares exceptions près, que nous cueillons nous-mêmes. Elles viennent de cueilleurs, de maraîchers, de coopératives et de filières spécialisées, selon ce que chaque plante exige : certaines ne poussent qu’en altitude, d’autres à l’autre bout du monde. La plupart sont en agriculture biologique — pas toutes. Ce qui ne change jamais, c’est l’exigence : on goûte, on compare, on refuse ce qui ne tient pas.

Ce que nous regardons avant de dire oui

Trois raisons, toujours les mêmes :

  1. Traçabilité — nous savons de quel champ vient chaque plante. Si un lot a un souci, on remonte la chaîne en 24 heures.
  2. Qualité — récolte à la bonne saison, à la bonne heure, et livraison rapide. Une verveine cueillie le mardi matin peut être en cuve le mercredi après-midi.
  3. Constance — une plante qui tient d’un lot à l’autre, c’est une recette qui ne bouge pas. Quand la qualité varie, on change de source.

Les grandes familles de partenaires

Par respect pour nos fournisseurs, nous n’affichons pas tous les noms — certains préfèrent l’anonymat et nous respectons ce choix. Nous pouvons présenter les grandes familles :

Les gentianaïres

La gentiane jaune (clé du Cerf’Gent) vient de gentianaïres professionnels qui récoltent à la main les racines, entre 1 000 et 1 600 m d’altitude. C’est un métier rare — moins d’une centaine de personnes en France.

Les maraîchers

Plusieurs exploitations, la plupart en bio, qui produisent nos verveine, mélisse, carvi, anis, coriandre, sauge, basilic, hysope et thym.

Les cueilleurs de sauvage

Des cueilleurs professionnels (profession officielle, avec formation Parc Naturel Régional) qui nous fournissent le serpolet sauvage et le sureau noir sauvage, au rythme des saisons.

Les apiculteurs

Pour nos miels (miel de châtaignier en cocktails, miel de forêt dans certaines éditions limitées).

L’arboriculteur

Zestes d’orange amère, pommes, myrtilles sauvages pour certaines recettes.

Ce que nous sourçons via des filières spécialisées

Soyons honnêtes : certaines plantes ne poussent pas en France. Cannelle de Ceylan, cardamome verte, combava, anis étoilé, réglisse, agrumes tropicaux — nous les sourçons auprès de grossistes européens spécialisés en herboristerie, en privilégiant la filière bio quand elle est disponible, avec traçabilité complète.

Environ 15 % de notre matière première vient ainsi de filières spécialisées. Nous ne cherchons pas à le cacher — importer de la cannelle de Ceylan pour faire de la “cannelle locale” n’aurait aucun sens.

Un cycle qui fonctionne

Au fil des saisons, notre calendrier ressemble à ceci :

  • Avril-mai : cueillette des plantes précoces (sureau, verveine première pousse, serpolet)
  • Juin-juillet : pleine saison aromatique (mélisse, thym, coriandre, camomille)
  • Août-septembre : récolte tardive (carvi, lavande, hysope), début des racines
  • Octobre-novembre : récolte des racines (gentiane, angélique, réglisse) avant les premières gelées
  • Hiver : préparations longues, tests de nouvelles recettes, visites chez les producteurs, préparation du calendrier de récoltes suivant

Ce qui change quand on connaît ses producteurs

Concrètement, cinq choses :

  1. La qualité monte naturellement — on ajuste chaque année avec retour direct
  2. Les prix restent stables — pas de pression sur les marges, pas de renégociation annuelle
  3. Les volumes s’adaptent — quand la demande explose (comme après Londres 2025), on peut doubler un ordre en deux semaines
  4. Les variétés se testent — un producteur nous dit “tiens, j’ai planté un carré de basilic citron, tu veux essayer ?”, et on essaie
  5. Les gens deviennent des amis — certaines récoltes se font en commun, avec l’équipe du producteur et nous

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G
Écrit par
Guillaume
Accords et usages

Cofondateur de La Brasserie des Plantes. Ancien restaurateur à Saint-Étienne, il conçoit les accords cocktails et le discours produit.

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Mis à jour le 27 avril 2026

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