Le Velay dans une bouteille — notre portrait par Velay Attractivité
L'office d'attractivité territoriale du Velay a publié un portrait détaillé de la Brasserie des Plantes. Une lecture officielle de notre ancrage en Haute-Loire.
Parmi les articles qui nous ont marqués, celui de Velay Attractivité (l’agence d’attractivité économique du territoire du Velay) tient une place à part. Pas parce qu’il est le plus flamboyant — il ne l’est pas — mais parce qu’il décrit, avec la sobriété d’un document administratif, ce qu’une petite entreprise artisanale peut représenter pour un territoire rural.
Ce que dit l’article
Velay Attractivité retient trois éléments de notre parcours :
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Étienne et Guillaume sont revenus au pays. Formés ailleurs (Toulouse et Saint-Étienne), ils sont revenus à Saint-Didier-en-Velay pour y créer une entreprise — ce qu’on appelle en développement territorial un “retour de talents”, un signal positif pour un bassin rural qui perd plutôt ses jeunes.
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Les plantes locales sont valorisées. Notre démarche donne une valeur économique à des plantes que personne n’exploitait commercialement (verveine, serpolet, carvi sauvages). Cela incite d’autres producteurs à diversifier leurs cultures vers les aromatiques.
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La marque porte le territoire au-delà des frontières. Depuis notre prix international de 2025, “Saint-Didier-en-Velay” apparaît dans des articles de Londres, Berlin, Montréal — ce qu’aucune campagne institutionnelle n’aurait pu acheter.
Ce que ça dit de notre rôle
Nous ne nous sommes pas créés pour “porter un territoire”. Nous nous sommes créés pour faire des liqueurs qu’on aime. Mais avec le temps, nous nous rendons compte qu’un produit artisanal est toujours porteur de son territoire, qu’on le veuille ou non.
Quand un caviste lyonnais met L’Alchimie Végétale en devanture, il écrit en dessous “Saint-Didier-en-Velay, Haute-Loire”. Ses clients lisent. Certains cherchent sur une carte où c’est. Parfois, ils viennent passer un week-end chez nous — nous avons eu six ou sept couples venus spécifiquement après avoir découvert la liqueur.
Le Velay — rapide topographie
Pour ceux qui ne connaissent pas : le Velay est le pays historique du centre-sud du Massif central, qui couvre à peu près le département de la Haute-Loire, avec des débordements sur la Loire et le Puy-de-Dôme. Il est traversé par l’ancienne voie romaine d’Agrippa, aujourd’hui Chemin de Saint-Jacques (voie du Puy). Il compte trois villes principales : Le Puy-en-Velay (préfecture), Yssingeaux, et Saint-Didier-en-Velay, où nous sommes.
Le relief est doux — plateaux volcaniques entre 800 et 1500 m — avec des vallées encaissées creusées par la Loire, le Lignon et l’Allier. Le climat est rude (étés courts, hivers longs, peu de pluie) — ce qui donne aux plantes aromatiques un caractère plus concentré, plus “nerveux”, que les mêmes plantes cultivées en plaine.
C’est ce climat qui fait la différence dans nos macérations.
Ce qui nous rattache au territoire
Concrètement, quelques chiffres :
- 3 parcelles à Saint-Didier-en-Velay et alentours
- 11 producteurs partenaires (voir notre article sur la filière)
- 2 apiculteurs du Pilat et du Velay
- 2 gentianaïres de la Margeride
- 100 % de nos embouteillages réalisés dans notre atelier de Saint-Didier-en-Velay
Une histoire pas finie
Velay Attractivité titrait “des liqueurs artisanales à base de plantes oubliées”. L’expression “plantes oubliées” revient souvent dans les articles. Nous n’avons pas choisi cette formule — elle a été forgée par la presse, puis reprise. Nous la trouvons juste.
Ce qu’il faut surtout entendre, dans “oubliées”, c’est : à redécouvrir. La plupart de ces plantes ont été bien connues — pendant des siècles. Elles ne sont pas perdues ; elles attendent qu’on les rappelle.
C’est exactement ce que nous essayons de faire, un flacon à la fois.
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Cofondateur de La Brasserie des Plantes. Ancien restaurateur à Saint-Étienne, il conçoit les accords cocktails et le discours produit.